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Non.
Pour un particulier qui installe une climatisation dans le logement qu’il occupe, rien ne se déduit et rien ne se crédite : aucune case de la déclaration de revenus ne correspond à cette dépense. La question en cache trois autres : un avantage fiscal supprimé dont beaucoup se souviennent, deux leviers réels qui ne passent pas par l’impôt, et une exception réservée aux bailleurs, que la plupart des pages sur le sujet oublient.
Les montants et conditions de toutes les aides sont détaillés sur notre page aides et financement. Seule la question fiscale est traitée ci-dessous.
Le crédit d’impôt est mort en 2021
Si la question revient autant, c’est qu’elle a longtemps eu une autre réponse. Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (le CITE) réduisait l’impôt sur le revenu de ceux qui engageaient certaines dépenses d’équipement. Il a été supprimé au 1ᵉʳ janvier 2021 et remplacé par MaPrimeRénov’.
Le remplacement a changé la nature du dispositif. MaPrimeRénov’ est une prime versée : elle ne transite pas par votre déclaration et ne réduit pas votre impôt. Elle ne couvre pas la climatisation air-air. Elle finance notamment la PAC air-eau, avec un barème assis sur les revenus (5 000, 4 000, 3 000 ou 0 € selon la tranche) dont nous avons publié le détail. Pour un devis signé à partir du 1er janvier 2027, MaPrimeRénov’ exige que l’entreprise qui signe le devis soit elle-même qualifiée RGE : nos devis ne la comptent que s’ils sont signés avant cette date. Un devis de climatisation réversible qui affiche une ligne MaPrimeRénov’ est donc un devis faux, et c’est un motif suffisant pour l’écarter.
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Ce que l’installation d’une climatisation air-air rapporte sur la déclaration de revenus de l’occupant : ni déduction ni crédit d’impôt, et MaPrimeRénov’ ne couvre pas l’air-air.
Ce qui allège la facture (et ne passe pas par l’impôt)
Deux leviers existent dans la loi, et aucun ne passe par la déclaration de l’année suivante : la TVA réduite s’applique au prix chez un installateur qui facture la TVA, la prime CEE est versée par l’organisme qui la finance.
La TVA à 5,5 %. Depuis le 18 juillet 2026, l’installation d’une climatisation réversible relève du taux réduit (arrêté du 13 juillet 2026). Les conditions sont cumulatives. Celle du logement vient de l’article 278-0 bis A du CGI (numérotation en vigueur en 2026), celles de l’appareil de l’article 30-0 D ter de l’annexe IV, modifié par l’arrêté du 14 août 2026 (JO du 9 septembre 2026) :
- un split fixe, fourni et posé par un professionnel ;
- un logement achevé depuis plus de deux ans ;
- jusqu’à 12 kW, une classe énergétique d’au moins A++ en mono-split, A+ en multi-split ; au-delà, une efficacité saisonnière d’au moins 145 % en chauffage et 250 % en froid ;
- un fluide frigorigène conforme au règlement F-Gas de 2024 ;
- un appareil pilotable à distance.
Le seuil de 12 kW s’apprécie par appareil. Au-delà, l’arrêté maintient le taux réduit si la machine atteint cette efficacité saisonnière, et un devis doit l’indiquer. Tabitoo Energies, en franchise en base, ne facture pas de TVA (art. 293 B du CGI). Nos fourchettes de prix sont donc les prix payés : un mono-split posé démarre à 2 070 € TTC, un multi-split couvrant deux ou trois pièces se situe entre 3 570 et 6 370 € TTC.
La prime CEE. Un montant calculé sur le type de logement, la zone climatique et la surface chauffée par la machine, au prix que fixe l’acheteur des certificats, et indépendant du montant du devis. De l’ordre de 80 € pour un deux-pièces en appartement à 320 € pour une maison de quatre pièces équipées, jusqu’à 810 € pour une grande maison francilienne chez un ménage très modeste, et rien pour un appareil de plus de 12 kW. Elle non plus n’apparaît nulle part dans votre déclaration : estimée sur le devis, sans être déduite du prix signé, elle est versée par l’organisme signataire auprès duquel vous la demandez, sous réserve de son accord. Elle se demande au plus tard quatorze jours après la signature du devis et avant le début des travaux : c’est une condition pour l’obtenir.
Aucun des deux n’est un avantage fiscal : ni l’un ni l’autre ne dépend de votre taux d’imposition.
Le cas du bailleur
La même machine et la même facture, dans un logement que vous louez, changent de traitement. Tout dépend de la façon dont vous louez : vide ou meublé.
Au régime réel d’imposition, l’installation d’une climatisation dans un logement loué vide est une dépense d’amélioration, déductible des revenus fonciers. Le fondement est l’article 31 du code général des impôts, et la doctrine administrative le confirme (BOFiP, BOI-RFPI-BASE-20-30-20). La frontière passe ailleurs : ce qui relève de la construction, de la reconstruction ou de l’agrandissement ne se déduit jamais.
Tabitoo EnergiesLe bailleur qui loue vide au régime réel déduit l’installation de ses revenus fonciers ; l’occupant ne déduit rien.
Les conditions pratiques sont simples. La dépense doit avoir été payée dans l’année que vous déclarez. Les factures se conservent : ce sont elles qui portent la déduction. Et il faut être au régime réel, ce qui écarte d’office une partie des bailleurs.
Quand les charges dépassent les loyers
Si vos charges de l’année, installation comprise, dépassent vos loyers, l’écart devient un déficit foncier. Hors intérêts d’emprunt, ce déficit s’impute sur votre revenu global, salaires compris, dans la limite de 10 700 € par an. Ce qui dépasse se reporte sur vos revenus fonciers des dix années suivantes (article 156 du code général des impôts).
Le plafond monte à 21 400 € par an pour des dépenses de rénovation énergétique payées jusqu’au 31 décembre 2027 (prolongation votée en loi de finances pour 2026), quand les travaux font passer le logement d’une classe E, F ou G à une classe A, B, C ou D. En contrepartie de l’imputation sur le revenu global, le logement doit rester loué jusqu’au 31 décembre de la troisième année qui suit (BOFiP, BOI-RFPI-BASE-30-20).
L’entretien suit le même chemin. Sur un logement loué, l’entretien de l’équipement est une dépense d’entretien et de réparation, déductible elle aussi au régime réel, chaque année où elle est payée. Cet angle, avec ce qu’il change à l’équation d’un logement mis en location, est traité sur notre page dédiée aux bailleurs.
En location meublée, la machine s’amortit
Si vous louez meublé, vos loyers ne sont pas des revenus fonciers. L’administration les classe en bénéfices industriels et commerciaux (foire aux questions de la DGFiP sur les locations meublées, mars 2026). Rien ne se déduit donc des revenus fonciers, et deux cas se présentent.
Au micro-BIC, l’abattement forfaitaire couvre toutes les charges : 50 % des recettes pour une location classique ou un meublé de tourisme classé, 30 % pour un meublé de tourisme non classé. La climatisation n’y ajoute rien, comme au micro-foncier.
Au régime réel, la climatisation s’amortit : une part de son prix vient en déduction de vos loyers chaque année, pendant sa durée d’utilisation. Un détail pèse sur le calcul : en location meublée non professionnelle, un déficit ne s’impute que sur vos loyers meublés de la même année et des dix années suivantes (service-public.fr).
L’entretien, lui, est à 10 %
Dans la loi, le taux de 5,5 % concerne l’installation, au titre de la rénovation énergétique. Le CGI range l’entretien et le dépannage au taux de 10 %, comme les autres prestations d’entretien. Chez un installateur qui facture la TVA, deux taux cohabitent donc sur la vie d’une même machine : 5,5 % le jour de la pose quand les conditions sont réunies, 10 % ensuite. Nos contrats d’entretien, comme nos poses, ne portent pas de TVA.
Faut-il déclarer quelque chose après la pose ?
Non plus. La confusion vient de la déclaration préalable de travaux, parfois exigée en amont de la pose. C’est une formalité d’urbanisme, déposée en mairie, sans lien avec l’administration fiscale. Rien ne part vers votre centre des impôts, ni au moment de l’installation, ni après.
Dans des locaux professionnels
La climatisation entre alors à l’actif de l’entreprise. Elle s’amortit sur sa durée d’utilisation, comme toute installation qui fait corps avec le bâtiment (BOFiP, BOI-BIC-AMT-10-20).
Le taux réduit de la loi ne s’y applique pas non plus. Il est réservé aux locaux achevés depuis plus de deux ans et affectés à l’habitation (BOFiP, BOI-TVA-LIQ-30-20-95). Des bureaux, un commerce ou un restaurant relèvent, dans la loi, du taux normal de 20 %. Notre offre pour ces locaux est présentée sur notre page tertiaire.
Qui déduit quoi
Quand on vous parle de climatisation et d’impôts, demandez qui déduit quoi, sur quel revenu, à quel régime.
- L’occupant : aucune déduction. L’allègement ne passe pas par l’impôt : prime CEE estimée sur le devis et versée par l’organisme signataire.
- Le bailleur en location vide, au régime réel : l’installation et l’entretien, déduits des revenus fonciers, factures à l’appui. S’ils dépassent les loyers, le déficit s’impute sur le revenu global jusqu’à 10 700 € par an.
- Le bailleur en location vide, au micro-foncier : l’abattement de 30 % et rien d’autre.
- Le loueur en meublé, au régime réel : l’installation amortie sur sa durée d’utilisation.
- Le loueur en meublé, au micro-BIC : l’abattement de 50 % en location classique, et rien d’autre.
- L’entreprise, dans ses locaux : l’installation amortie sur sa durée d’utilisation.
Un devis TTC, aides estimées, sans promesse fiscale
Prime CEE estimée sur sa ligne, à côté du prix TTC : votre devis en 24 h ouvrées.
Sujets abordés : impôts, crédit d’impôt, revenus fonciers, bailleur, TVA, CEE
Tabitoo Energies
Aides et éligibilité
Tabitoo Energies calcule la puissance de chaque installation avant de la chiffrer. Ces articles expliquent ce calcul et les règles qui l’encadrent, aides comprises.
Installateur partenaire nommé au devis. Attestation fluides frigorigènes de l’installateur partenaire.
