Sommaire de l’article
Une machine qui tient 26 °C sous un toit de zinc en pleine canicule coûte environ 0,38 € par heure de fonctionnement. Ce chiffre sort d’une étude de notre registre, calculée sur un studio du 18ᵉ arrondissement, avec un prix du kWh affiché et des hypothèses qu’on peut contester. Les fourchettes reprises d’un comparateur à l’autre n’indiquent ni le prix de l’électricité ni la consigne de température, et ne décrivent aucun logement.
Le prix d’achat est une autre question, traitée dans nos fourchettes TTC pour l’Île-de-France. Ce qui suit concerne ce que la machine prélève au compteur, une fois posée.
Le statut des chiffres
Les consommations de notre registre d’études sont calculées, « avant » comme « après ». Le besoin annuel de chauffage vient du moteur de chiffrage du site, corrigé dans la même proportion que la déperdition ; l’ancien système y est compté à son rendement saisonnier, la pompe à chaleur à un COP saisonnier de 3. Aucune ne vient d’une facture ni d’un compteur : une étude de référence porte sur un logement type, sans occupant. Cette réserve est publiée en note du registre. Une projection dont les hypothèses sont écrites peut être vérifiée et rejouée avant d’engager plusieurs milliers d’euros.
Les prix de l’énergie sont posés une fois pour toutes : 0,25 € TTC le kWh électrique (la valeur retenue partout sur ce site, du simulateur aux fiches d’étude), contre 0,12 € pour le gaz et 0,14 € pour le fioul dans les comparaisons. Ces valeurs bougent ; l’écart de consommation, lui, est structurel. Quand un tarif évolue, le montant en euros se recalcule d’une multiplication à partir des kWh.
0,38 € de l’heure
L’étude du studio sous combles, à Paris 18ᵉ, est notre configuration d’été la plus défavorable : dernier étage, toiture zinc non isolée, plein soleil. Y tenir 26 °C au plus fort d’un épisode caniculaire coûte environ 0,38 € par heure de fonctionnement. À 0,25 € le kWh, la machine appelle donc à peu près 1,5 kWh chaque heure où son compresseur tourne. Une réversible correctement dimensionnée ne tourne pas en continu : elle module, puis s’arrête une fois la consigne atteinte. Une heure de fonctionnement est donc plus courte qu’une heure d’horloge, et confondre les deux gonfle la plupart des estimations qui circulent.
Changer d’échelle donne l’autre repère. Dans l’haussmannien du 11ᵉ, tenir 24 °C dans une chambre sous toiture représente environ 210 kWh sur la saison estivale. Au même prix du kWh, cela fait un peu plus de 50 € pour la saison entière.
0,38 €/h
Coût de fonctionnement projeté pour tenir 26 °C en pointe caniculaire dans un studio sous toiture zinc, notre configuration d’été la plus défavorable.
Source : Étude n° 106 du registre Tabitoo, kWh électrique à 0,25 € TTC
Ces deux repères restent des projections au COP saisonnier du matériel retenu ; un été plus dur, une consigne plus basse ou une porte ouverte sur un séjour surchauffé les feraient monter.
Le COP de la plaque en pleine canicule
Le COP dit combien de kWh de chaleur ou de froid la machine restitue pour chaque kWh d’électricité consommé, à un instant donné. Notre modèle retient environ 4,2 en chauffage et 4,0 en rafraîchissement au régime nominal, puis dégrade cette valeur d’environ 6 % par kelvin d’écart au-delà de 10 K entre dehors et dedans. À 15 K d’écart, les 4,0 de la plaque valent 2,8. Plus l’écart à produire est grand, plus la machine peine. Les fiches produit n’affichent qu’une valeur nominale, mesurée dans des conditions favorables.
Ce ratio se lit dans les deux sens. Une machine qui fournit 2 000 W de froid avec un COP de 4 n’appelle que 500 W au compteur : une climatisation coûte bien moins que sa puissance affichée ne le laisse craindre. En retour, chaque dixième de COP perdu se retrouve en kWh appelés, à chaque heure de fonctionnement.
La facture réelle se joue sur le SCOP, le même rendement moyenné sur toute la saison, redoux et pointes confondus. Elle se joue aussi sur la consigne, qui pèse plus lourd que la marque. Nos études retiennent une consigne de 26 °C en rafraîchissement. Viser 19 °C pour dormir revient à doubler le coût sans y gagner.
Reste le terme le plus sous-estimé de l’équation : en canicule, l’apport solaire pèse souvent davantage que l’écart de température d’air. Un vitrage plein ouest sans protection charge la machine plus sûrement que deux degrés de plus au thermomètre. C’est une affaire de dimensionnement autant que de réglage ; notre guide du dimensionnement y consacre une méthode entière.
Le chauffage à Créteil
Le chauffage change l’ordre de grandeur. Dans la barre de 1966 étudiée à Créteil, 75 m² et six convecteurs électriques d’origine, le calcul donne 8 100 kWh de chauffage par an, soit 2 025 €. L’étude projette 4 100 kWh avec la réversible, soit 1 025 €.
La consommation totale est divisée par deux. La division par trois environ, c’est ce que fait la pompe à chaleur sur les pièces qu’elle équipe réellement, ici le séjour et deux chambres. La cuisine et la salle d’eau restent en électrique direct, et leur consommation ne bouge pas.
Partez de votre facture
Deux outils prolongent ces études. Le simulateur chiffre l’économie annuelle de votre configuration, avec les hypothèses affichées ici (0,25 € le kWh, COP saisonnier de 3). L’outil ma facture prend le chemin inverse : il part de votre facture d’énergie réelle pour estimer l’écart qu’une réversible y ferait, chez vous, avec vos usages.
Estimer l’économie sur votre logement
Le simulateur chiffre l’économie annuelle de votre configuration avec ces hypothèses. Le devis, en 24 h ouvrées, donne le prix TTC : ferme sur votre relevé photo en climatisation réversible jusqu’à 3 pièces et 90 m², hors cas exclus.
Sujets abordés : consommation, COP, SCOP, coût électricité, climatisation réversible, études
Tabitoo Energies
Dimensionnement et chiffrage
Tabitoo Energies calcule la puissance de chaque installation avant de la chiffrer. Ces articles expliquent ce calcul et les règles qui l’encadrent, aides comprises.
Installateur partenaire nommé au devis. Attestation fluides frigorigènes de l’installateur partenaire.
