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Une visite d’entretien tombe souvent sur un filtre gris, un écoulement de condensats qui commence à se charger, et un réglage que personne n’a retouché depuis la mise en service. Aucun voyant ne s’allume pour ça, et ces trois défauts se lisent sur le compteur bien avant de s’entendre sur la machine. Voici ce que la visite contrôle, ce qui vous revient entre deux passages et les réglages qui pèsent le plus.
Le contenu de la visite
La visite dure environ une heure et commence dehors.
- L’unité extérieure : dégagement autour du groupe, état des ailettes de l’échangeur, tenue du socle et des plots anti-vibratiles, écoulement des condensats.
- Les unités intérieures : filtres, bac de récupération et pompe de relevage quand il y en a une, turbine, sonde de reprise d’air.
- Le circuit frigorifique : pressions haute et basse, écarts de température aux échangeurs, contrôle d’étanchéité, état de l’isolant des liaisons (les mousses laissées nues au soleil se craquellent en quelques saisons).
- La partie électrique : serrage des bornes, intensité absorbée au compresseur.
- Les réglages et l’historique : consigne, programmation, loi d’eau sur une air-eau, et sur les machines communicantes la liste des codes défaut enregistrés depuis la dernière visite.
Vous repartez avec une attestation d’entretien, que nous déposons aussi dans votre espace client. Gardez-la : on vous la demandera le jour d’un litige de garantie ou d’un sinistre.
La part que nous ne facturons pas
Le geste qui pèse le plus lourd sur la performance d’une PAC air-air vous revient, et il prend cinq minutes.
Dehors, même logique : feuilles mortes contre la grille, tontes accumulées ou cartons rangés là en hiver ferment le passage d’air et obligent le ventilateur à travailler pour rien.
Nous déconseillons le nettoyeur haute pression sur l’échangeur extérieur : les ailettes se couchent au premier passage, et il faut ensuite les redresser au peigne à ailettes. Le dégât est invisible depuis le salon et se lit sur les pressions.
Ce que couvre l’obligation d’entretien
L’entretien est encadré : depuis le décret n° 2020-912 du 28 juillet 2020, les pompes à chaleur de 4 à 70 kW, climatisation réversible comme PAC air-eau, doivent être entretenues par un professionnel au moins tous les deux ans.
La borne haute, 70 kW, ne concerne aucun logement individuel. La borne basse, 4 kW, se lit sur la plus élevée des deux puissances nominales de l’appareil, chaud ou froid, et le ministère additionne les appareils d’un même propriétaire dans un même bâtiment (FAQ du ministère de la Transition écologique). Un split vendu « 3,5 kW », sa puissance en froid, annonce souvent 4 kW ou davantage en chauffage : c’est la fiche de l’appareil qui tranche. L’étude n° 105 (maison RT 2012 de 105 m², Massy), qui retient 3,5 kW, se tient donc au bord du seuil ; obligation ou pas, une machine s’encrasse comme les autres.
L’obligation fixe une échéance, sans niveau d’exigence, et ne dit rien de ce qui se passe entre deux visites, là où la dérive s’installe.
Quand il manque du fluide, il y a une fuite
Un circuit frigorifique est scellé et ne consomme pas de fluide : s’il en manque, il en part quelque part.
Nous ne rechargeons pas un circuit sans avoir localisé la fuite et repris le point faible.
Le règlement européen F-Gas impose de son côté des contrôles d’étanchéité périodiques, dont la fréquence dépend de la charge exprimée en équivalent CO₂. La plupart des splits résidentiels restent sous le premier seuil, et les machines au R290 n’en approchent jamais, leur potentiel de réchauffement tournant autour de 3. L’absence de contrôle réglementaire ne dispense pas de regarder le circuit.
Un réglage pèse plus lourd qu’un nettoyage
Vous lirez partout qu’un appareil négligé perd vingt ou trente pour cent de rendement ; ces chiffres dépendent de l’état de départ et nous ne les avons pas mesurés. Le poids d’un réglage se calcule sur une étude.
Sur une PAC air-eau, la variable qui commande votre consommation est la température d’eau de départ. L’étude n° 102, une meulière de Vincennes de 1932 dont les radiateurs fonte d’origine sont largement surdimensionnés, tient 45 °C là où une chaudière poussait à 65 °C.
2,4 → 3,4
COP saisonnier de l’étude n° 102 selon le seul régime d’eau : 65 °C ou 45 °C de départ, sans changer un seul émetteur.
Source : Registre des études Tabitoo, étude n° 102
La loi d’eau (la courbe qui relie la température de départ à la température extérieure) se dérègle rarement toute seule. Le plus souvent, elle est restée sur le réglage d’usine. La reprendre prend un moment de la visite, et rien de ce que nous faisons ce jour-là ne pèse davantage sur votre facture.
Deuxième réglage que nous ouvrons systématiquement sur une air-eau : le point de bivalence, c’est-à-dire la température extérieure sous laquelle l’appoint électrique prend le relais. Sur l’étude n° 112, une grande maison de Meaux sortie du fioul, il est calé à −4 °C, soit environ 90 heures d’appoint par an. Un appoint qui s’enclenche à +2 °C au lieu de −4 °C passe inaperçu : seul le compteur le montre.
Les limites de l’entretien
La maintenance ne corrige pas une machine surdimensionnée.
Sur l’étude n° 101 (haussmannien, 11ᵉ arrondissement), un calcul au ratio surfacique donnerait 9 kW ; la mitoyenneté ramène le besoin à 4,9 kW, et l’étude retient 5 kW. Une machine surdimensionnée de 80 % fait du cycle court : elle démarre, tient la consigne au bout de trois minutes, s’arrête, repart, et le compresseur encaisse chaque démarrage. Nettoyer les filtres toutes les semaines ne change rien au nombre de cycles.
Devant un compresseur fatigué sur un appareil récent, la première chose à regarder est donc la puissance posée, face au besoin réel du logement.
Le sens de « prioritaire »
Nos contrats d’entretien couvrent toutes les marques, y compris en reprise d’un contrat existant. Les formules particuliers commencent à 90 € TTC par an pour la Biennale, une visite tous les deux ans avec attestation, passent à 150 € TTC par an pour l’Essentiel, une visite chaque année, et à 200 € TTC par an pour la Sérénité, qui ajoute le dépannage prioritaire et, sur les appareils compatibles avec notre supervision, le pilotage connecté. Sans contrat, une visite seule coûte à partir de 199 € TTC. Prioritaire désigne un rang dans la file d’attente ; le dépannage reste facturé. En canicule, quand tout le monde appelle le même matin, ce rang compte.
Le contrat apporte aussi l’historique : un technicien qui arrive en connaissant les pressions relevées l’an dernier cherche moins longtemps et au bon endroit.
Tous les ans ou tous les deux ans
Sur une PAC air-eau, avec sa loi d’eau, son appoint électrique et souvent la production d’eau chaude sanitaire, nous conseillons une visite par an : trop de paramètres dérivent sans bruit. Sur un mono-split de petite puissance dans une maison RT 2012, le rythme biennal, celui de l’obligation, se défend, à condition que vous teniez les filtres.
Notre formule Biennale suit le minimum réglementaire, une visite tous les deux ans. Elle convient à une machine simple dont la garantie ne demande rien de plus. Les constructeurs exigent souvent une visite par an pour maintenir leur garantie : vérifiez les conditions de la vôtre avant de choisir. La visite annuelle a aussi un intérêt de mesure, puisque chaque relevé se compare à celui de l’année précédente ; à deux ans d’écart, une dérive lente passe plus facilement inaperçue.
Un mot sur la TVA
Chez un installateur qui facture la TVA, la pose d’une pompe à chaleur relève du taux de 5,5 % quand le logement a plus de deux ans : la PAC air-eau y avait déjà droit, la climatisation réversible l’a rejointe le 18 juillet 2026, sous conditions (split fixe posé par un professionnel, fluide conforme, pilotage à distance, classe A++ en mono-split ou A+ en multi-split jusqu’à 12 kW, efficacité saisonnière d’au moins 145 % en chauffage et 250 % en froid au-delà). Le CGI range l’entretien et le dépannage, eux, au taux de 10 %. Tabitoo Energies, en franchise en base, ne facture pas de TVA (art. 293 B du CGI). Nos tarifs de contrat, affichés TTC, sont les prix que vous payez.
Un contrat d’entretien toutes marques
Une visite tous les deux ans ou chaque année selon la formule, avec attestation, et le dépannage prioritaire avec la Sérénité, y compris sur une installation que nous n’avons pas posée.
Sujets abordés : entretien, maintenance, filtres, contrat, longévité, performance
Tabitoo Energies
Entretien et contrats
Tabitoo Energies calcule la puissance de chaque installation avant de la chiffrer. Ces articles expliquent ce calcul et les règles qui l’encadrent, aides comprises.
Installateur partenaire nommé au devis. Attestation fluides frigorigènes de l’installateur partenaire.
