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Canicule de 2025 : la climatisation comme réponse sanitaire

Nuits tropicales, 34 °C sous un toit de zinc, pièce de repli : ce que nos études de dimensionnement changent au choix d’une climatisation réversible.

Tabitoo EnergiesDimensionnement et chiffrage

Canicule & climat8 min de lecture

Ville sous une vague de chaleur estivale, thermomètre au-dessus de 35 degrés
Sommaire de l’article

Dans un logement qui reste au-dessus de 30 °C la nuit, personne ne récupère de la chaleur de la journée. Cet article part de nos études pour dire quelle pièce protéger d’abord, et avec quelle puissance.

Les nuits tropicales

La nuit qui ne rafraîchit plus épuise davantage que le pic de l’après-midi. Quand la température extérieure reste au-dessus de 20 °C (une « nuit tropicale »), l’organisme perd la fenêtre pendant laquelle il évacue la chaleur accumulée dans la journée. Après plusieurs nuits d’affilée sans ce répit, les personnes âgées, les nourrissons, les femmes enceintes et les personnes suivies pour une pathologie chronique sont les premières à en souffrir. Santé publique France estime à environ 5 700 les décès attribuables à la chaleur sur l’été 2025, un peu plus de 3 % de la mortalité de la saison (bilan publié le 26 février 2026).

Ce chiffre ne dit pas quoi faire de votre logement. Sur les 48 études de dimensionnement de notre registre, neuf portent une ligne d’inconfort d’été, et six la chiffrent en hypothèse de calcul, de 29 à 34 °C : 31 °C dans une chambre sous toiture parisienne (étude n° 101), 30 °C en soirée dans un séjour exposé ouest à Issy-les-Moulineaux (n° 111), 29 °C côté sud dans une barre des années 60 à Créteil (n° 104). Les trois autres notent une surchauffe sans la chiffrer, comme « surchauffe des chambres à l’étage » à Massy, et un calcul de puissance ne peut pas partir de là. La valeur la plus haute est celle d’un studio de 28 m² sous une toiture zinc du 18ᵉ arrondissement.

34 °C

atteints à 20 h dans ce studio lors d’un épisode de juillet, selon l’hypothèse de calcul de l’étude : la chaleur emmagasinée par la toiture métallique ressort le soir, quand il faudrait dormir.

Source : Étude de dimensionnement n° 106, registre Tabitoo

Une pièce de repli

En période de canicule, les autorités sanitaires recommandent de passer quelques heures par jour dans un endroit frais. Cela ne demande pas de climatiser 90 m². Pour une nuit de canicule, l’endroit où se replier est la chambre.

Nous raisonnons de la même façon quand le budget est serré. Sur l’étude n° 109, maison de ville de 90 m² à Montreuil, le choix se pose entre trois pièces traitées correctement et six traitées approximativement. L’étude chiffre les trois pièces réellement occupées, laisse les autres en électrique direct et chiffre le complément à part, pour plus tard. Même logique à Créteil : le séjour et deux chambres passent en PAC, les convecteurs restent en cuisine et en salle d’eau, et l’étude le précise. Une économie globale annoncée sans dire quelles pièces sont équipées est un chiffre que l’installateur ne pourra pas tenir.

Quand le budget ne couvre pas tout le logement, nous chiffrons correctement les pièces occupées, et le reste à part.

Règle de chiffrage de Tabitoo Energies

Sous une toiture zinc, l’été commande

Dans 47 des 48 études de notre registre, l’hiver fixe la puissance : on calcule la déperdition, on la corrige, on retient une puissance commerciale, et la capacité de rafraîchissement suit. L’étude n° 106 est la seule exception, et elle décrit le logement qui souffre en août.

Vingt-huit mètres carrés au dernier étage, toiture zinc non isolée, exposition plein sud. Le calcul de chauffage donne 3,2 kW de déperdition brute. La charge estivale sous une toiture métallique majore le besoin de 45 % : on arrive à 4,6 kW, et nous retenons 5 kW. Un dimensionnement fait sur le seul besoin d’hiver aurait produit une machine de 3,5 kW, suffisante pour chauffer et incapable de tenir 26 °C au mois d’août. Sur ce logement, l’étude indique laquelle des deux saisons commande la puissance.

L’erreur inverse est plus fréquente : dans 45 des 48 études du registre, un devis arrêté au ratio surfacique surdimensionnerait la machine. Sur une maison RT 2012 de Massy (n° 105), un calcul au « 100 W/m² » donne 10 kW là où le besoin corrigé est de 4,1 kW et la machine retenue de 3,5 kW. Sur l’appartement haussmannien du 11ᵉ, un calcul au ratio surfacique sort 9 kW, alors que trois façades sur quatre touchent des logements chauffés : la machine, surdimensionnée de 80 %, ferait du cycle court (démarrage, consigne atteinte en trois minutes, arrêt, redémarrage). Chaque démarrage use le compresseur, et la consommation monte sans que le confort suive.

Le climatiseur mobile

Un monobloc mobile évacue sa chaleur par une gaine passée dans une fenêtre entrouverte. Il rejette de l’air chaud dehors, et la dépression qu’il crée dans la pièce fait rentrer de l’air extérieur par toutes les ouvertures et tous les défauts d’étanchéité. Une partie du travail fourni est annulée en continu.

L’étude n° 111 part de là : un séjour à 30 °C en soirée et un climatiseur mobile décrit comme bruyant et peu efficace. Le split fixe règle les deux points. En échange, il impose une unité extérieure, sur balcon dans ce cas, avec une contrainte acoustique de voisinage à traiter dès l’étude.

Le budget après aides

Un mono-split posé commence à 2 070 € TTC. Deux ou trois pièces traitées coûtent de 3 570 à 6 370 € TTC selon la configuration et la difficulté de pose. Ce sont des ordres de grandeur ; le prix sort de l’étude. La page climatisation réversible détaille les configurations, et le devis en ligne en 24 h ouvrées chiffre la vôtre.

Côté consommation d’été, le registre ne nous donne que deux repères chiffrés. Le studio du 18ᵉ revient à environ 0,38 €/h en fonctionnement, et la machine module et s’arrête au lieu de tourner en continu. Sur l’appartement du 11ᵉ, la saison estivale complète représente environ 210 kWh pour tenir 24 °C en chambre, soit un peu plus de 50 € au prix du kWh que retient notre simulateur.

Deux dispositifs s’appliquent à l’installation d’une PAC air-air réversible, le second chez un installateur qui facture la TVA :

  • les CEE, pour un appareil d’au plus 12 kW posé par un professionnel : une prime estimée, que fixe librement l’entreprise qui rachète les certificats, de 80 à 320 € sur les configurations courantes et jusqu’à 810 € pour une grande maison d’Île-de-France et un ménage très modeste ;
  • la TVA à 5,5 % sur l’installation, depuis l’arrêté du 13 juillet 2026 entré en vigueur le 18. L’arrêté attache le taux réduit à plusieurs conditions : un split fixe fourni et posé par un professionnel, un logement achevé depuis plus de deux ans, une classe A++ en mono-split ou A+ en multi-split jusqu’à 12 kW ou, au-delà, une efficacité saisonnière d’au moins 145 % en chauffage et 250 % en froid, un fluide conforme, un pilotage à distance. L’entretien et le dépannage restent taxés à 10 %, comme toute prestation d’entretien. Tabitoo Energies, en franchise en base, ne facture pas de TVA (art. 293 B du CGI).

MaPrimeRénov’ ne finance pas la climatisation réversible, quels que soient vos revenus et le chauffage remplacé : ce dispositif vise la PAC air-eau. Un devis qui vous annonce le contraire peut être écarté sur ce seul motif. France Rénov’, le service public de la rénovation, publie le périmètre des gestes financés, et notre page dédiée aux aides reprend ce que cela change sur un chiffrage.

Posez en mars

Chaque année, les demandes arrivent avec la vague de chaleur, et partout en Île-de-France au même moment. Le registre illustre ce décalage sur l’autre pic, celui de l’hiver : l’étude n° 110 décrit un remplacement de chaudière gaz anticipé, étudié à l’automne et posé au printemps, hors pic de demande, avec un matériel choisi d’après le calcul. Le mécanisme vaut aussi pour l’été : commander hors pic permet de choisir sa machine au lieu de prendre ce qui reste en stock.

En copropriété, l’écart se creuse encore. L’unité extérieure du studio du 18ᵉ se pose en console en façade sur cour ; celle de l’appartement du 11ᵉ va en cour intérieure, sur plots anti-vibratiles. Les deux touchent une partie commune, donc les deux passent par une autorisation de la copropriété, et un vote d’assemblée générale ne s’obtient pas au mois de juillet. Nous avons écrit un article entier sur les autorisations en copropriété.

Enfin, trois gestes qui ne coûtent rien et qui comptent au moment de la pointe :

  • volets et fenêtres fermés dès le matin, rouverts quand l’air extérieur est redescendu sous la température intérieure ;
  • une consigne à 26 °C plutôt qu’à 20 °C, et la porte de la pièce traitée fermée ;
  • le filtre de l’unité intérieure nettoyé avant l’été : un filtre encrassé fait chuter le débit d’air, donc la puissance disponible au moment où vous en avez besoin.

Ce qu’une climatisation ne fait pas

Elle ne répare pas une toiture. Sous le zinc de l’étude n° 106, la machine compense un défaut qu’elle ne corrige pas, et quand la toiture appartient à la copropriété, l’occupant n’a pas la main dessus. Sur le chauffage, notre règle est plus tranchée : nous ne proposons pas de PAC air-eau sur des combles non isolés, parce que poser sans isoler revient à acheter de la puissance inutile, à l’achat puis chaque hiver.

Une machine dimensionnée sur un relevé garde sa consigne en pointe, et une installation suivie a moins de chances de lâcher au mauvais moment ; c’est l’objet du contrat d’entretien.

Faire étudier votre logement hors saison

Le calcul de dimensionnement part avec le devis chiffré, en 24 h ouvrées.

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Sujets abordés : canicule, santé, confort d’été, climatisation réversible, nuits tropicales

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Dimensionnement et chiffrage

Tabitoo Energies calcule la puissance de chaque installation avant de la chiffrer. Ces articles expliquent ce calcul et les règles qui l’encadrent, aides comprises.

Installateur partenaire nommé au devis. Attestation fluides frigorigènes de l’installateur partenaire.

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